Presque tous les patients arrivent en ayant lu que l’une de ces techniques est la moderne et l’autre dépassée. Ce discours fait vendre les cliniques ; il ne décrit pas la chirurgie. Les deux sont actuelles, les deux sont pratiquées chez nous, et celle qui vous est proposée devrait découler de votre cuir chevelu plutôt que d’une grille tarifaire.
Ce qui diffère vraiment : l’ordre de deux étapes
En FUE saphir, les canaux sont d’abord ouverts, avec des lames à pointe en saphir plutôt qu’en acier, puis les greffons y sont placés. En DHI, ces deux étapes n’en font qu’une : un stylo implanteur ouvre le canal et dépose le greffon dans le même geste. Toutes les autres différences découlent de cette seule différence structurelle.
Les points forts de chacune
La FUE saphir couvre bien les zones étendues. Faire de l’ouverture des canaux une étape à part permet au chirurgien de fixer l’angle, la profondeur et la répartition sur une grande surface avant de placer le moindre greffon, ce qui produit une répartition homogène et naturelle. Les pointes en saphir créent des incisions plus petites et plus nettes que l’acier, et donc moins de lésions tissulaires qu’en FUE classique. Les séances sont en général plus rapides, ce qui compte lorsque le nombre de greffons est élevé.
La DHI est l’instrument de précision. Comme le greffon est implanté au moment où le canal s’ouvre, il n’attend jamais hors du corps, et le chirurgien peut placer les cheveux de façon très dense et très méthodique — idéal le long d’une ligne frontale, ou pour glisser de nouveaux cheveux entre les cheveux existants sans les perturber. Elle permet aussi de travailler sans rasage. La contrepartie, c’est le temps : un même nombre de greffons prend plus longtemps.
Cicatrisation
Moins différente que le marketing ne le laisse entendre. Quelle que soit la technique, les croûtes disparaissent en sept à dix jours environ, et le calendrier sur douze mois — la chute, les mois calmes, la repousse à partir du sixième mois — est identique. La DHI cause un peu moins de traumatisme par greffon ; la FUE saphir en cause moins que la FUE à lames d’acier. Aucune de ces différences ne change ce que vous voyez au bout d’un an.
Laquelle vous convient
- La DHI convient souvent au dessin de la ligne frontale, à l’ajout de densité entre les cheveux qu’il vous reste, aux zones plus petites ou sensibles, et à toute personne qui ne peut pas se raser.
- La FUE saphir convient souvent aux pertes étendues sur une large zone, aux nombres de greffons élevés, et aux cas où il importe de terminer la séance en une seule journée confortable.
De nombreuses interventions combinent les deux : la DHI le long de la ligne frontale, là où la précision se voit, et la FUE saphir derrière, là où c’est la couverture qui compte.
Alors, laquelle est la meilleure ?
Aucune. Il n’existe pas de meilleure technique unique, seulement la technique adaptée à une réserve donneuse, à un type de perte et à un objectif donnés — et ce qui permet honnêtement de prédire votre résultat, ce n’est pas l’instrument, mais l’expérience et la planification de la personne qui le tient. Une clinique qui répond à cette question par un nom de marque plutôt que par un examen vous a appris quelque chose d’utile sur elle-même.
Cet article est une information générale rédigée par notre équipe médicale et ne remplace pas un avis médical personnalisé. Veuillez consulter un médecin au sujet de votre situation particulière.